vendredi 22 février 2013

Joyeux anniversaire Sinathlafricaine !



Qui l’aurait cru ? Même moi, je n’aurais pas deviné passer  12 mois aussi passionnants ! Mais voilà, il y a tout juste un an, le 23 février 2012 je créais, toute innocente mon premier blog ! Je me rappelle encore de la pression que je mettais à mon ange gardien (oui, c’est ce qu’il est car il n’est jamais bien loin de moi) pour qu’il m’aide à créer ce machin-blog. Je ne m’y connaissais pas vraiment. Je venais de m’acheter un nouveau laptop et j’avais tellement de choses à dire qu’il fallait que je sorte tout ça! Vite ! Très vite ! J’ai donc à la hâte créé un blog avec blogspot et j’écrivais mon premier post « 2012, qui va gagner ? » en l’occurrence aux élections en France.

 A cette époque, je ne m’en cache pas aujourd’hui car j’ai bien grandi ! J’ai eu la chance d’avoir des amis qui ne m’ont jamais félicité ! Et heureusement d’ailleurs ! Ils étaient les premiers à me remettre en question article après article et aujourd’hui je suis reconnaissante envers ces amis là car c’est grâce à eux que je n’ai pas baissé les bras une seule fois.

Un an après, on est loin des blogs  à succès avec  plus de 20000  visites mais la passion est restée là même et les initiatives sont nombreuses! Toujours autant qu’au début ! Et c’est bien le plus important pour moi !

Je ne me vanterais pas des 3000 visites ou de la cinquantaine d’article, non ! Car j’estime que le plaisir que j’ai ressenti à tenir ce blog jour après jour et à amener des centaines de personnes à réagir est déjà une satisfaction énorme.

Comment Sinathlafricaine a changé mon quotidien ?

S’il y a une chose dont je suis sûr, si je n’avais pas créé ce blog, je ne serais pas celle que je suis aujourd’hui. J’ai rencontré des personnes formidables, j’ai interviewé des personnes que j’admirais et j’ai discuté d’égal à égal avec des personnes que je n’aurais jamais imaginé, même dans mes rêves les plus fous.

Un an s’est écoulé et j’ai presque les larmes aux yeux quand je pense à toutes les émotions vécues, à tout le travail abattu, grâce et pour ce blog. Ma tête quand je vois le mail d’un grand site d’information m’informer que l’un de mes articles sera mis à la Une ou encore quand je m’entends sur l’une des plus grandes radios de la planète.

Je reste convaincue que le rêve d’une vie, ça se construit. Et ce dont je suis certaine aujourd’hui après un an seulement, c’est que le mien, il vient juste de commencer et  que le meilleur reste à venir.

Mon plus grand plaisir, je le vis au cours des nombreuses formations que j’ai initié lorsque des personnes plus âgées ou moins âgées que moi ont envie aussi de créer un blog ou veulent tout simplement mieux utiliser les outils du social media pour à leur tour exprimer leur opinion.


Vous êtes nombreux à m’envoyer tous les jours des messages et par moment, je me demande si je mérite toute cette attention alors je tiens à vous remercier du plus profond de mon cœur. 

Certains me demandent souvent , « sinath, comment tu as fait ?  » Et j’ai du mal à vous répondre, aujourd’hui sachez-le, je fais absolument rien de spécial à part demander au Très haut de me soutenir dans cette aventure que j’ai envie de vivre plus intensément et sereinement aussi.

Il reste encore beaucoup à faire. C’est sûr ! Faire du journalisme citoyen et être activiste dans un environnement comme le Bénin, ce n’est pas la chose la plus facile mais pour toutes les nombreuses bougies qui restent à célébrer, je compte sur vous.

jeudi 7 février 2013

Interview : Le Secteur privé comme socle de développement




Quelle est la valeur du secteur privé dans un environnement économique comme le Bénin ? Les gouvernants béninois ont-ils l’autorité et la vision suffisante pour accompagner les jeunes investisseurs ? Quelle est la vision d’un jeune quant à la situation actuelle dans le pays ? Autant de questions que peut se poser des potentielles grandes firmes voulant s’implanter chez nous. Pour y répondre, le mieux est encore de poser la question à un observateur averti du secteur privé et conscient des problèmes que rencontrent les jeunes aujourd’hui en Afrique.
Après plusieurs emails envoyés et quelques coups de téléphone auprès de notre réseau pour dénicher la perle rare, un jeune s’est imposé à nous ! La personne en question : Nourou-Dine Saka Saley, consultant juridique et financier de métier, et membre initiateur et fondateur de l’Association Cap ’Jeunes. Il est actuellement en train d’étendre ses activités dans la sous-région ouest-africaine. Pour moi, et pour mes lecteurs, il a accepté d’évoquer sa conception du développement économique au Bénin.

« Bonjour M. Saka Saley, entrons directement dans le vif du sujet. On parle beaucoup d'assainissement de l’économie, de lutte contre la
corruption, d'efforts quant à la bonne gouvernance au sommet de l'état
mais dans le fond, qu'est-ce qui a vraiment changé en six ans selon
vous ? »
N-D. Saka Saley : Il faut  dire que si l’assainissement, les luttes contre la corruption sont encore d’actualité c’est qu’il y a manifestement un sentiment d’échec ou tout au moins d’inefficacité ou d’inefficience. Parce que si cette lutte fonctionnait, la question ne serait plus aussi criarde de nos jours et on en parlerait un peu moins que lorsque les énoncés de bonne volonté ont commencé il y a quelques temps au Bénin.
Je me souviens qu’on avait déjà créé une autorité de lutte contre la corruption dirigée en son temps par Madame Adjai Cica. Aujourd’hui, nous ne l’avons plus sous la même forme. Elle s’est fondue en plusieurs entités telles que l’OLC (Organisation de Lutte contre la Corruption), le FONAC (Fonds national de lutte contre la corruption) et je me demande si cette dispersion dans les efforts est préjudiciable ou profitable à la lutte contre la corruption.
Ensuite, on s’est doté d’un arsenal juridique de lutte contre la corruption et des infractions connexes dont je peine à voir les effets puisque depuis que ces lois existent, je n’en vois pas l’application concrète auprès des cas avérés de corruption. Cette loi me semble aussi un peu tirée par les cheveux car certaines fautes n’avaient pas besoin d’une loi de lutte contre la corruption avant d’être punies. Le seul code pénal était largement suffisant. Aussi, quand j’apprends qu’il y a des personnes qui ont occupé des fonctions au sommet de l’Etat et qui ont été inquiétées dans des scandales économiques comme ça a été le cas au Port Autonome de Cotonou, et qu’il y a eu sollicitation médiatisée, par des autorités religieuses et traditionnelles à un certain niveau pour que la justice ne soit pas saisie, je suis un peu gêné par ce mélange de genres entre le religieux et le politique  alors qu’elles doivent être sévèrement découragées et punies.
Les scandales se succèdent donc, et le milliard est devenu l’unité d’infraction économique. Ce qui pour moi est signe tout au moins d’inefficience des politiques de luttes contre la corruption, et on a tendance à penser à un « politisme » de lutte contre la corruption qu’à une véritable volonté d’en découdre !
« Puisqu’on parle d’économie et le secteur privé en fait partie intégrante, les gouvernants suite à la table ronde ont pris des engagements aussi
bien sur le plan législatif que sur le plan pratique afin de
renouveler l'environnement économique du pays .Ont-ils l'autorité et
la vision pour tenir ses promesses ? »

N-D. Saka Saley :
Dans le principe, la table ronde est une initiative fabuleuse à reprendre mais en même temps, ces personnes qui sont impliquées dans des scandales financiers sont-elles des modèles pour impulser une nouvelle révolution économique ? Rassurent-ils les investisseurs ? Je me demande car l’Etat ne crée pas la richesse ! Il créé des conditions favorables pour la création de la richesse. L’Etat ne peut et ne doit plus recruter ou financer des activités comme ça se fait ici.
Alors, si les privés ne sont pas dans les conditions favorables pour la création de la richesse et d’emploi, nous allons nous retrouver dans un éternel recommencement. Les jeunes diplômés courront vers la fonction publique sans réelles chances, et le secteur privé véritable levier de développement s’en trouvera déserté. Mon rêve pour la jeunesse est celui d’une indépendance professionnelle et financière durable et pérenne dans un milieu aseptisé de lourdeurs administratives et de clientélisme.


Il doit donc avoir une histoire d’amour, entre le public et le privé, basée sur la réputation des politiques et la confiance réciproque des divers acteurs.
Je ne pense pas alors que nous ayons des modèles de vertus en termes de gouvernance politique sinon on n’en parlerait pas en ces termes peu flatteurs.
On en parle un peu plus qu’avant et on en parle seulement et malheureusement seulement.
Il n’y a pas d’actes forts ! Les actes poursuite des infractions par exemple peuvent être faits en dehors de la Haute Cour de Justice. La Haute Cour de Justice est seulement compétente et exclusive pour le jugement et j’estime qu’il y a un frein même au niveau des actes de poursuite. Ce qui somme toute est attentatoire à la manifestation de la vérité.

« Par ailleurs, on oppose parfois notre sous-développement à la mentalité des africains et aux comportements barbares qu'on observe sur le
continent. Comment marier efficacité économique et valeurs sociales et
morales au Bénin ? »

N-D. Saka Saley : Je suis contre tous ceux qui disent la culture constitue un frein au développement d’une nation. Le Japon et la Chine brillent grâce à leurs cultures. Par contre, les comportements des individus peuvent constituer des obstacles au développement d’un Etat et nous pousser à patiner de manière continue et stérile.

«  A présent la question fondamentale, en tant que jeune entrepreneur, comment peut-on enclencher le développement économique au Bénin?

N-D. Saka Saley : Il faut dire déjà que le pouvoir  est éminemment politique et un homme neuf et économiste ne garantit pas toujours une croissance économique. Pour exemple nous sommes dans une situation économique moins reluisante avec un économiste (entouré d’économistes) à la tête du pays que lorsque nous étions sous la gouvernance d’un militaire de métier.
Cependant, l’influence du politique  dans tous les domaines de la vie économique au Bénin est grande et n’est hélas en l’espèce pas forcément positive. Les politiques doivent donc aider les entreprises et quitter le subjectivisme qu’on observe actuellement. Ils doivent installer un climat de confiance avec le privé et permettre aux jeunes d’en détecter les réelles opportunités afin d’en profiter.
L’entreprise du soutien politique (marches et propos désobligeants) est malheureusement l’entreprise en plein expansion chez nous…

« Mais la Mondialisation de plus en plus grandissante favorise-t-elle le développement de l’Afrique ? »

-N. Saka Saley : Malgré la crise économique, l’Afrique a une croissance en moyenne frôlant les deux chiffres.
Nous ne pouvons pas en vouloir aux puissances étrangères avec lesquelles nous collaborons, de faire la promotion et la sauvegarde de leurs intérêts économiques, y compris au détriment des économies de nous leurs partenaires.
Mais c’est hélas la dure loi des échanges et du commerce…Le plus fort dicte sa loi.
Nous e pouvons non plus nous passer d’eux, et il nous faut donc dans une optique de synergie réajuster le tir, de manière à apparaitre plus unis et plus aptes à tout au moins négocier et faire réduire la fracture d’importance économique.
Chacun doit donc connaître sa place et penser collectif au niveau panafricain. C’est le seul moyen pour nous de profiter de notre excellente santé économique et des opportunités d’investissements dans notre continent.

Pour conclure :
Nourou-Dine SAKA SALEY nous dévoile une vision très réaliste du développement économique du Bénin. Ce qu’il faut retenir, c’est que malgré l’ingérence des politiques, il reste optimiste. Aussi, il préconise une collaboration plus saine entre le public et le privé.
Finalement, nous nous rendons compte qu’il est plus intéressant d’avoir un avis de cette jeunesse qui avance. Avis bien loin des théories de bureaucrates que nous suivons généralement sur les médias béninois.
Son conseil aux jeunes béninois, continuer à avancer et à se battre car comme il le martèle régulièrement « l’avenir du Bénin repose uniquement et principalement sur les épaules de ses enfants. »

mercredi 30 janvier 2013

Le rideau tombe sur la campagne "I am a GYINER"


Photo de groupe de tous les participants avec l'ambassadeur des USA  près le Bénin 













" Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite" a dit Henry Ford. Et tels était les mots forts de l'ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique près le Bénin lors de la cérémonie de clôture du programme "I am a Gyiner" abrité par le Centre Culturel Américain le vendredi 25 janvier 2013.

En effet, dans sa vision d'inciter les jeunes béninois à l'entrepreneuriat afin de stimuler l'économie, la mission Américaine n'a ménagé aucun effort pour soutenir le programme. L'ambassadeur des Etats-Unis, son Excellence Monsieur Michael Raynor s'est déplacé lui-même pour encourager les jeunes entrepreneurs en herbe lors de cette cérémonie de clôture. Dans son allocution, il a présenté les différentes façons dont la mission américaine travaille à soutenir les efforts de la jeunesse béninoise dans le domaine de l'entrepreneuriat. L'ambassadeur a donc exhorté les jeunes à rester ensemble et à s'entraider afin de réaliser de grandes choses.

Suite à cette allocution d'ouverture, Monsieur Tiburce CHAFFA, coordonateur de la campagne "I am a GYINER" a rappelé qu’il faut renforcer la relation entre nous les Jeunes, la mission diplomatique Americaine et tous les autres partenaires afin de susciter une génération de leaders et entrepreneur qui changent notre continent. Pour se faire, le GYIN organise des activités œuvrant  pour le renforcement des capacités de la jeunesse dans le sens de l'innovation. Ses activités faut-il le rappeler sont financées par le Fond International pour le DéveloppementAgricole (FIDA) et PHELPS STOKES, une organisation non-gouvernementale Américaine qui intervient dans les domaines de l'agro-business, l'innovation, le leadership et la création d'emploi.

L'évènement a donc débuté par une foire des produits exposés par 22 jeunes entrepreneurs en herbe qui ont été sélectionnés au niveau national. Les 22 lauréats ont compéti et après une sélection des 10 meilleurs, deux ont été retenus brillamment pour représenter le Bénin suite à leur présentation remarquable sur leur produits ou service, son  impact sur la communauté et sa rentabilité face au public et à un jury de bonne facture.

Sarah Codjoh, créatrice de perles et accessoires made in Benin a donc été sacrée meilleure entreprise culturelle et Abiodoun Koutchika, CEO de Heavy Company, meilleure entreprise sociale. Ils représenteront donc le Bénin à Rome en Italie en Octobre prochain dans le cadre de l'Atelier International des Jeunes. Ce serait également une occasion pour ces entrepreneurs de découvrir de nouveaux marchés riches en opportunités.

On leur souhaite plein de bonheur! Aux autres qui n'ont pas été choisi, ils peuvent être fiers d'eux  car dans un concours, le plus important n'est pas de gagner mais de participer. Encore plus pour des jeunes aussi talentueux. On a donc hâte d'avoir des nouvelles de leur aventure au sein d'une si belle institution : Le GYIN


jeudi 24 janvier 2013

Le GYIN Bénin accueille de nouveaux ambassadeurs

Au Centre Culturel Américain de Cotonou le 22 janvier 2013, les responsables du GYIN Bénin ont accueilli en leur sein de nouveaux ambassadeurs de l'organisation sélectionnés de part leur impact sur la communauté suite à une campagne dénommée " I'm a Gyiner". C'était en présence de plusieurs responsables de la mission américaine au Bénin, des représentants des organisations partenaires au GYIN tels que PHELPS STOKES et tout ceci dans une ambiance détendue.

Loin des conférences formelles et strictes des rencontres de ce type, les responsables du GYIN Bénin ont accueilli de fort belle manière le 22 janvier de nouveaux ambassadeurs de l'organisation, des jeunes innovants et entrepreneurs. C'était  l'une des sobres salles du Centre Culturel Américain de Cotonou qui a accueilli cette cérémonie et réuni les nouveaux et les anciens du GYIN Bénin. D'entrée, les nouveaux ambassadeurs du GYIN se sont présentés et on pouvait noter que tous venaient d'horizons divers. Mais principalement de l'agro-business et ayant une volonté affichée de faire bouger leur communauté et in fine participer au développement.

Outre cette ambition, les jeunes ont également démontré que la jeunesse est le poumon d'une société à travers leurs différentes activités. 
Suite à cette étape, s'en est suivi les explications du coordonnateur de la campagne "I'm a Gyiner" sur l'historique du GYIN en général et du GYIN Bénin en particulier. C'est ainsi que Tiburce CHAFFA, premier responsable de cette communication, jeune entrepreneur au Bénin et au niveau international,  a rappelé que le GYIN veut rassembler les potentialités de la jeunesse béninoise, accompagner leurs initiatives et leur apprendre à coordonner leurs activités. Aussi, le représentant de PHELPS STOKES a affirmé que la jeunesse est une catégorie importante de la communauté et la solution doit inéluctablement venir de cette communauté. Monsieur Thom GALLEMORE  a donc assuré que son institution sera là pour accompagner les opportunités que les jeunes eux mêmes auront trouvés.
A sa suite, Monsieur Romaric MOUFTAOU, chargé des programmes au Centre Culturel Américain a réaffirmé le soutien des moyens logistiques du CCA pour améliorer le leadership des jeunes entrepreneurs. Il a terminé son discours en précisant que 
"les pauvres sont ceux qui voient des problèmes et demandent toujours de l'aide. Elle n'est que psychologique".

C'est à Charles VIDJANNAGNI, le secrétaire général du GYIN Bénin qu'est revenu l'honneur de clôturer cette cérémonie. Dans ses propos, il a présenté la formation sur l'entrepreneuriat de la journée du 23 et son importance. Il n'a pas omis de dire qu'au cours de la journée du 25 janvier aura lieu la présentation des produits et services des participants en présence de l'ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique au Bénin. Présentation à  l'issu de laquelle, deux (2) jeunes seront sélectionnés pour représenter le Bénin en octobre prochain au forum international du GYIN en Italie.

Pour conclure, nous pouvons donc dire que malgré le caractère compétitif de cette cérémonie de bienvenue, GYIN Bénin promeut l'excellence et sera un creuset d'échange entre jeunes entrepreneurs du Bénin.

D'ailleurs, j’aperçois déjà deux agriculteurs réunis grâce au GYIN qui échangent sur une possible collaboration.....
On leur souhaite qu'elle se concrétise car comme le pense certainement le FIDA (Fonds des Nations Unies pour le développement Agricole), partenaire du GYIN, l'avenir est dans la terre.

Espérons qu'il y ait plusieurs organisations telles que le GYIN pour propulser la jeunesse béninoise.

Allez, je vais préparer ma présentation pour vendredi, mon blog sera peut être sélectionné ;) 

Wait and see....

mardi 15 janvier 2013

BENIN : L'armée béninoise n'est pas fiable malgré son gobelet de 300 fantassins envoyés en balade de santé au Mali

Ne vous méprenez pas ! Ce n’est pas moi qui le dis. C’est un Spécialiste !

 L’actualité internationale est dominée par la libération du Nord-Mali. Pierre Jacquemot, un chercheur associé à l’IRIS et spécialiste des questions économiques et politiques africaines a essayé d’éclairer nos confrères de l’Express, l’hebdomadaire que dirige Christophe Barbier. On lui a posé une question que je vous restitue.

Question : Tout ira à peu près bien tant que la France sera au Mali, mais pour combien de temps? L’armée française saura-t-elle passer le relais? »

 Réponse du chercheur : " C’est une question capitale et il est difficile d’y répondre de manière catégorique. Mais il me semble que la préoccupation d’éviter l’enlisement est forte au sein de l’armée française. L’objectif est de passer le relais aux forces africaines de la Cedéao sur les zones libérées. Il y a des inquiétudes sur les capacités de ces dernières, mais il ne faut pas mettre les armées de tous les pays sur le même plan. Je pense par exemple au Niger, au Burkina Faso, au Sénégal et au Nigéria qui ont des armées fiables ". C’est vrai ? Notre pays le Bénin n’a pas été cité. Faut-il le constater ? C’est un chercheur qui parle. Le Bénin n’a donc pas une armée fiable. Et voilà. Ce que nous sommes, finalement, tout le monde va le savoir. Il est temps qu’on se regarde en face. L’armée béninoise existe-t-elle ? Au lieu de s’attaquer au chroniqueur qui ne fait que constater la réalité, l’état major des forces armées du Bénin ferait mieux de répondre au chercheur français et prouver que le Bénin a vraiment une armée fiable. Le chercheur français n’a pas tort de ne pas citer le Bénin. 

Au pays de Yayi Boni, l’armée n’a jamais tiré depuis 1977 et est régulièrement défiée, impuissante, par des braqueurs, même devant la Présidence de la République censée être le lieu le plus sécurisé du pays. L’armée du Bénin est fiable quand il s’agit de faire circuler les chars en pleine ville au nom de l’insécurité collective fondée sur la rumeur artificielle. L’armée béninoise est fiable à la proclamation du K-O. électoral présidentiel, surtout quand il faut poster les chars à l’entrée des domiciles des » opposants ciblés « . L’armée béninoise est fiable quand il urge, pour éviter une année blanche de l’or blanc, de « braquer » des intrants d’un particulier tant sur terre qu’en haute mer. La réalité nous rattrape. Tous les spécialistes de questions militaires sont unanimes, l’armée du Président de l’Union Africaine n’a pas la certification militaire Iso. C’et-à-dire qu’on ne peut pas compter sur elle pour poursuivre une œuvre de libération de territoire. 

 Le parlement, qui n’a même pas été consulté comme cela se devait avant l’envoi du gobelet de 300 soldats béninois au Mali, devrait saisir cette occasion pour interpeller le chef du gouvernement sur l’usage des fonds d’équipement de l’armée béninoise. 

Pour être fiable, il faudrait avoir d’abord l’équipement. Où sont passés les fonds mis à la disposition de l’armée pour acquérir des équipements modernes ? Boni Yayi, selon certaines indiscrétions, promet de faire interpeller les chefs d’états-majors qui se sont succédé sous son règne. Dès son retour de son périple joyeux, des Généraux et ministres de la défense vont se justifier d’abord à la Brigade Economique et Financière avant d’être présentés au procureur de la République.

On sait que le Bénin, notre pays est déjà dernier de l’Uemoa en matière économique. Mais être encore dernier sur le plan de la fiabilité de l’armée, franchement, la Présidence de Boni Yayi n’est pas que du bonheur. 

Herbert Houngnibo

jeudi 31 mai 2012

Afrique : Etions-nous prêts pour la démocratie ?


A la lumière d’une part des récents évènements sur le continent noir et d’autre part de la situation économique actuelle des pays d’Afrique, j’en viens à me demander si on était réellement prêts pour ce régime  de gestion assez libérale.
         En effet, loin d’admettre les régimes autoritaires et dictatoriaux, il faut admettre que la démocratie répond néanmoins à certaines contraintes.
         Essayons d’abord de vérifier d’un point de vue conceptuel si nos pays sont réellement démocratiques. Selon Encarta, la démocratie est un régime politique fondé sur la souveraineté des citoyens élisant librement leurs représentants ou encore un système fondé sur la liberté et l’égalité de chacun.
Est-ce le cas en Afrique ?
Je ne pense pas car est-ce qu’une élection peut être considérée de libre quand les hommes politiques achètent ignoblement les voix des électeurs avec les pots de vins ou bénéficient tout simplement de préférence ethnique  pour accéder aux pouvoirs ? Une élection truffée de fraudes massives du fait de la faible informatisation des outils électoraux est-elle libre et transparente ? Je n’en suis pas certaine. Autre aspect de cette définition, la souveraineté des citoyens. Dans les modèles démocratiques occidentales, les citoyens élisent leurs représentants sur la base d’un projet de société cohérent et répondant à leurs aspirations. En Afrique, où les populations sont majoritairement analphabètes, ceci n’est pas un facteur déterminant. Aussi, il n’est plus à démontrer qu’au cours des campagnes électorales, les populations des campagnes ont droit à un discours fade et mensongers bien différents de ceux des zones urbaines alors le principe de l’égalité est- elle respectée ? Non, nous n’étions pas prêts pour la démocratie.
Nous pouvons donc affirmer que les élections en Afrique n’émanent pas du peuple d’où la difficulté des dirigeants à accepter plus tard le contrôle de ce peuple.
Pour d’autres penseurs, la démocratie est  « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».
En réalité, il ne s’agit aucunement du peuple qui se gouverne en Afrique mais plutôt d’une élite bien loin des situations miséreuses de la population  ou encore de personnes entourés de décideurs hautement placés au sommet de l’Etat. Vous me direz certainement que cela se passe ainsi partout et je vous répondrais que sous d’autres cieux, ces derniers ont le mérite d’être compétent.
Ancrée dans nos traditions et ayant hérité de schémas culturelles dispersés, les dirigeants de nos peuples gouvernent d’abord pour les leurs au détriment des intérêts collectifs. Résultat : les riches sont encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres. Comme c’est aujourd’hui le cas en Afrique du Sud où l’inégalité économique est bien plus aisément politisées et ethnicisées. D’ailleurs, dans plusieurs Etats d’Afrique noir, on constate très clairement que depuis des décennies, le pouvoir n’appartient qu’à une région.
Il ne s’agit donc que d’une démocratie caricaturée.
Lorsque l’ancien président Congolais Pascal Lissouba affirme, « on n’organise pas les élections pour les perdre », on peut vite en déduire que les dirigeants africains n’entendent pas laisser le pouvoir une fois qui l’ont conquis de manière peu « démocratiques ». Je pus donc affirmer que le concept est d’ores et déjà très mal compris par nos présidents. Les exemples maliens et Sénégalais sont très exhaustifs.
La démocratie est donc un échec en Afrique !
Revenons maintenant sur les raisons de cet échec.
Aussi surprenant soit-il, on ne saurait aujourd’hui parler de démocratie en Afrique sans dire qu’il s’agit d’un héritage d’anciennes puissances coloniales  donc perçue de la sorte par les Africains eux-mêmes. Sa mise en œuvre effective est alors conditionnée, au moins en partie, par des antécédents, aussi peu encourageants soient-ils. Cette question historique méritait donc d’être soulevée avant toute application du régime.
Il faut aussi ajouter qu’en Afrique, il  y a une adéquation parfaite entre appartenance ethnique et adhésion politique.
Sur le plan économique, avec un taux de croissance assez faible et un développement au ralenti, le caractère indépendantiste de la démocratie favorise le laxisme et la paresse des populations en général et de la main d’œuvre active en particulier. En conséquence, il est possible que  cette étape ait un peu trop vite été franchie du fait de notre positionnement économique.
Il faut  donc non seulement  une redéfinition du principe démocratique mais aussi des pratiques économiques de 1’État, encore qu’elle puisse de toute évidence être contrariée par la mise en œuvre d’une stratégie de véritable accumulation primitive, reposant sur l’intensification de la production et non plus seulement sur l’exploitation de diverses rentes minières, agricoles, humanitaires ou diplomatiques, et impliquant à ce titre une pression politique autoritaire en vue de la réussite de l’ajustement structurel.
Les détenteurs du pouvoir politique devraient arrêter d’utiliser  leurs positions dans l’appareil de 1’Etat pour prendre le contrôle de secteurs importants de l’économie, en leur nom personnel ou par l’intermédiaire de leur réseau de parenté ou de clients.

mardi 29 mai 2012

LES FRANÇAIS SONT RACISTES !


Vous vous demandez certainement comment j’ose faire une affirmation pareille mais je vous assure que je dispose de bonnes raisons : L’acharnement contre la nouvelle garde des sceaux française, Christiane Taubira.
         Il y a encore quelques temps, elle n’était que l’élue de la gauche en Guyane mais depuis sa nomination, cette femme métissée aux tresses sur la tête  attise toutes les vieilles haines de la France conservatrice.
         Qu’il s’agisse de Marine LePen qui la traita de « modèle même de la défense du communautarisme, symbole du sectarisme, et égérie de l'indépendantisme »,  des ténors de l’UMP qui l’accusent d’avoir déclaré sur RFI  que "bruler des drapeaux français est un geste de liesse pardonnable"(propos démentis par les responsables de la chaîne) ou encore du polémiste Eric Zemmour qui va jusqu’à dire que la volonté de la nouvelle ministre de rétablir la loi contre le harcèlement sexuel aujourd’hui abrogée est un prétexte pour mener la guerre aux hommes blancs, comme si parmi les hommes noirs il n’y avait pas de responsables d’harcèlement.  Tous comme jamais, ils ne l’ont fait auparavant trouvent un malin plaisir à critiquer celle qui donna son nom à la loi contre les crimes contre l’humanité, la traite négrière et l’esclavage.
         Et lorsqu’un patron de la droite dit avoir mal à la France depuis sa nomination, on a tendance à croire  qu’elle est accusée de ne pas aimer la France comme si elle-même, elle n’était pas française.
         Alors je crois que cette forte personnalité qui n’a pas fait l’ENA pour susciter du respect des politiques mais à qui on doit de grandes luttes mérite quand même une considération car que d’autres le veuillent ou non, elle est en ce moment leur ministre de la justice à tous.
         In fine, je m’excuse de mettre tout le monde dans le même panier mais un dicton dit que quand il y a de mauvaises graines dans un lot, elle ternit l’image de tout le lot et celui-ci n’a plus aucune valeur.

samedi 26 mai 2012

Elections en Egypte : Après la révolution, le combat n’est pas gagné !


Un an après « le printemps arabe », l’Egypte se prépare à élire son prochain président. Mais cette élection est loin d’être l’assurance d’une stabilité économique et sociale dans le pays.
         Depuis la chute d’Hosni Moubarak le 11 février dernier, quatre candidats sont principalement aujourd’hui en lice pour la magistrature suprême et parmi eux, deux anciens ministres de Moubarak donc aussi responsables que lui de sa gouvernance et deux frères musulmans qui plaident pour une société régie par la charia.  Dans le premier cas, le pays retrouvera ses vieux démons (la misère, la corruption,etc..), dans le second, ayant déjà la majorité des sièges au parlement, les frères musulmans détiendront le pouvoir exécutif et de toute évidence détiendront tous les pouvoirs en Egypte. Tout comme le PND d’Hosni Moubarak. Alors que l’un ou l’autre remporte cette élection, l’avenir s’annonce sombre pour cette jeunesse qui s’est battu sur la place Tahrir, pour ce peuple qui a sacrifié ses hommes.
         Si 52 millions d’Egyptiens se sont inscrits sur les listes électorales et y mettent tout leur espoir parce que pour certains, c’est leur première fois, on a du mal à croire qu’il aboutirait à une gestion plus efficiente car l’armée qui a assuré la transition entend bien continuer à régner, en tout cas dans l’ombre. Le président élu aura donc beaucoup de mal à imposer son autorité.
         Ainsi, dans ce contexte où les réformistes sont en minorité, l’armée restée aux commandes et organisatrice de l’élection présidentielle  est soupçonnée d’être antirévolutionnaire car elle a très fortement réprimandée plusieurs manifestations de civiles. Il est donc probable qu’elle continue de soutenir plusieurs responsables de l’ancien régime. Ce qui pourrait nous faire douter sur l’organisation de cette élection combien importante. Est –elle impartial ?
         Nul ne le sait et on ne le saura certainement jamais car trop d’hommes puissants sont à la manœuvre.
         En définitive, l’incertitude est le sentiment qui domine en ce moment d’attente des résultats car ces premières élections ne suffiront pas à ce pays qui fait l’apprentissage de la démocratie pour rebâtir leur nation. Trop d’interrogations subsistent, les prérogatives du prochain président qui n’ont toujours pas été clairement définies après la révolution par exemple.
         En tout cas, espérons qu’un consensus soit trouvé tout au moins et qu’un troisième tour, n’est pas lieu dans la rue…

mercredi 23 mai 2012

Lybie : Après Kadhafi, le chaos continue !


Face au mutisme de l’ensemble des médias sur la situation actuelle de la Lybie, il urge  néanmoins que les acteurs des révoltes et les grandes puissances s’interrogent sur les raisons profondes de l’intervention militaire. Car aujourd’hui, la situation, bien loin d’être reluisante remet en cause la cohésion autrefois existante dans le camp des rebelles.
23 octobre 2011, trois jours après l’orchestration de la mort du Guide libyen, la Lybie proclame sa libération. Le monde entier en général et les libyens en particulier croient donc en un avenir meilleur mais ils seront très vite rattrapés par l’histoire.
En effet, les inquiétudes commencent quand Mustapha Abdeljalil, président du Conseil National de Transition(CNT) instaure la Charia, la fin du divorce et le retour de la polygamie avant même la mise en place d’un processus d’élection d’une Assemblée Constituante. Or on ne peut pas à la fois parler d'élire une Assemblée constituante et décréter seul de l'instauration ou de l'abolition de telle ou telle loi. Cette décision met donc en péril les libertés fondamentales et fragilise la démocratie chèrement acquise.
Ensuite, loin de faire l’unanimité non seulement au sein de son propre camp mais aussi chez les tribus fidèles à Kadhafi, Mustapha Abdeljalil est vu comme l’homme de l’occident et n’est aucunement considéré comme légitime. Résultat : Des milices et  ex-rebelles, qui ont récupéré beaucoup d'armes, sont livrés à eux-mêmes et tentent de recouvrer les ressources qu'ils obtenaient avant la révolution. Et la solution la plus simple est la violence et le racket. C’est ainsi que le mardi 08 mai, des dizaines parmi eux ont encerclé et saccagé le siège du gouvernement libyen au centre de Tripoli. Raison évoquée, le versement inégalitaire de primes à tous ceux qui ont contribué à déstabiliser l’ancien régime alors même qu’une loi d’amnistie très controversée a été soulevée à leur égard. Au cours de cet affrontement qui donna lieu à une fusillade entre les anciens révolutionnaires et les forces de l’ordre, un  jeune policier de 19 ans mourut. Et si le CNT a fortement regretté ce décès, on a du mal à croire en sa capacité de gouvernement car comme l’a souligné Stéphanie David, de la Fédération internationale des droits de l'homme « le CNT a peur des groupes armés et peut devenir très vite un système clientéliste » du fait de ses erreurs de gestion. Erreurs qu’un conseiller du premier ministre a pudiquement reconnue en affirmant « Les financements ont dû  être suspendus. Les gens de Yefren en ont conclu à tort qu'ils en étaient exclus. C'est ce malentendu qui a déclenché leur colère. » Par ailleurs, il faut ajouter que ce n’est pas la première fois que le siège du gouvernement est attaqué par d’anciens rebelles. Le 10 avril, des assaillants armés s’en étaient déjà pris au bâtiment, provoquant l'indignation du cabinet du Premier ministre et du Conseil national de transition.
Au lendemain de cette attaque du siège du gouvernement, le vice-président présente sa démission du fait de l’atmosphère de haine qui règne dans le pays. Selon certaines sources, une foule en colère réclamant la démission du gouvernement avait alors envahi le siège du CNT à Benghazi. Et lorsque Moustapha Abdeljalil est sorti pour haranguer la foule, des manifestants lui ont lancé des bouteilles en plastique vides, obligeant les forces de l'ordre à tirer des grenades lacrymogènes. "Dégage,dégage !", scandaient les protestataires lorsque le chef du CNT a pris la parole avant de se replier à l'intérieur du bâtiment. Un incident qui n'était pas une première  puisque le vice-président du CNT avait déjà été pris à partie et bousculé  par des étudiants en colère à l'université de la ville.
En outre, théâtre d'incidents, la zone frontalière entre la Tunisie et la Libye est un point névralgique pour la contrebande en tous genres et le trafic d'armes qui a explosé depuis le conflit libyen.
Autre fait marquant de l’après-Kadhafi, le risque de partition du pays survenu après de nouveaux  affrontements dans le sud libyen entre les Toubous et d'autres tribus à Sebah. Des dizaines de personnes sont alors tués. Ainsi, le mardi, 06 mars, des chefs de tribus et de milices de l'est du pays ont proclamé "l'autonomie de la Cyrénaique". Territoire qui était l’un des trois Etats de la Libye alors fédérale à  l'indépendance du pays, en 1951. La région recèle dans son sous-sol l'essentiel des ressources en pétrole libyennes. C'est aussi de là qu'est partie la fronde anti-Kadhafi. Même si, on aurait dû s’attendre à ce genre de révolte du fait de la qualité hautement tributaire de la Libye, il faut dire que le pouvoir du CNT, dont l'unité repose plus sur son opposition à l'ancien chef d'Etat libyen que sur un projet politique commun n’est pas préparé à la division du pays.
Face à tous ceci, on se demande si les élections prévues pour juin sont tenables car le CNT ayant déjà du mal à circuler dans certains endroits du pays, on voit mal comment il pourrait organiser un scrutin. Aussi, selon des services sécuritaires, un candidat aux élections aurait été assassiné peu après avoir enregistré sa candidature auprès de la Commission électorale à Oubary (sud).
A la lumière de tout ce qui précède, on peut dire  sans coup férir que la menace d’une guerre civile est donc plus que jamais d’actualité en Libye. Alors, après la mort du guide Libyen et les conséquences dans la sous-région, il revient tout au moins aux puissances occidentales de prendre leur responsabilité dans le pays afin de ne pas trahir le vrai fondement de l’intervention militaire dans ce pays : « la liberté et la paix ». Autrement, on va bien vite en déduire que les raisons étaient essentiellement économiques et qu’il fallait asservir cet Etat pour s’octroyer les plus gros contrats pétroliers et les intérêts géostratégiques comme  ce fût autrefois  le cas en Irak, en Serbie et actuellement en Syrie.

vendredi 11 mai 2012

Après Obama, à quand la dédiabolisation de l’homosexualité en Afrique ?


Considéré encore comme un sujet tabou sur le continent noir, l’Afrique du Sud est le seul et le premier pays africain à avoir légaliser le mariage homosexuel après un long et tumultueux périple judiciaire. Pourquoi autant de mythe autour d’un thème galvaudé et quels sont les conséquences de ce phénomène tant condamné par les africains eux-mêmes ?

         L’Afrique est connue de par le monde par sa culture et son esprit conservateur des habitudes valorisantes anciennes. Ce qui constitue bien évidemment une richesse identitaire mais aussi un frein à l’accueil des nouvelles réalités modernes. Au nombre de celles-ci figurent l’homosexualité qui a contrairement à la conception occidentale toujours existé en Afrique notamment chez les peuples ashanti en Côte d’ivoire ou encore chez les azonde au Burkina Faso mais aujourd’hui elle tend à se répandre dans les grandes agglomérations africaines du fait de l’avènement de la mondialisation, de la démocratie et des libertés publiques.

         En effet, le sexe en lui-même est d’ores et déjà resté un sujet assez mystifié sur le continent noir et revêt ainsi de manière fixe la forme standard et traditionnelle qu’on lui connaît. Alors l’homosexualité par surcroît quant à elle a tout simplement été rejeté par les africains à cause en grande partie de l’influence des productions de médias qui irriguent les chaines africaines d’images fortes alimentant ainsi le subconscient de bon nombre d’africains. Les croyances religieuses représentent aussi un facteur du rejet de cette forme de sexualité par les africains. Les catholiques par exemple affirment respecter les doctrines bibliques en approuvant la sexualité homme et femme.

Ainsi, l’homosexualité reste très mal acceptée par les africains, exposant  les hommes et les femmes « DIFFERENTS » qui assument leur sexualité et s’y adonnent  à des exclusions sociales vives, et à des critiques grossières telles que l’absence de virilité ou l’appartenance à une secte diabolique. Dans plusieurs pays en effet, surtout celles du Maghreb islamique, cette forme de sexualité est sévèrement punie par la loi (peines de prison, travaux forcés, amendes..). Ensemble de faits qui poussent les acteurs de cette pratique à mettre fin à leur jour ou à quitter définitivement leur communauté et à vivre dans le secret et la peur permanente.

Aujourd’hui, si de nombreuses associations défendent les homosexuels en Afrique, nous constatons toujours un énorme vide juridique quant à la reconnaissance de ce phénomène et une discrimination claire de cette catégorie de la population qui ne jouit pas de son droit à la différence et est totalement isolé de la société.

Alors si de nos jours, être homosexuel en Afrique est un véritable parcours du combattant, il urge à mon avis une levée de voile sur ce phénomène car cette stigmatisation accentue la crise sociale et psychologiquement c’est demander à ces personnes de renier leur identité personnelle.

J’irai donc pas jusqu’à demander l’autorisation pour les couples homosexuels d’adopter parce que j’estime qu’un enfant pour son épanouissement a besoin d’une mère et d’un père mais l’Afrique doit évoluer  de mentalité en dépénalisant tout au moins l’homosexualité.

LES DIFFERENCES CONSTRUISENT, DEVELOPPENT. POUR  UNE AFRIQUE UNIE ET RAYONNANTE, ON A BESOIN DE TOUT LE MONDE.

Election de F.Hollande : Quel avenir pour les candidats à l’immigration en France ?


Sujet sensible et à polémique pendant toute la campagne électorale, l’immigration était  l’une des grandes divergences entre le candidat socialiste et le président sortant Nicolas Sarkozy.  Longtemps taxé de laxiste sur cette  question, François Hollande entend bien fait preuve d’une vraie fermeté en matière d’immigration. Quels sont donc les principales innovations auxquelles on va assister dès le 15 mai ?
Gestion des flux migratoires
Le président élu, contrairement à son prédécesseur, n’a pas fixé de chiffre précis en matière d’immigration. Il compte donc maintenir le nombre d’entrées actuelles des étrangers (entre 180000 et 200000). En outre, il ne désire pas réduire le nombre de nouveaux étudiants étrangers soit 60000 par an.
Régularisation des sans-papiers
Aucun changement ne s’opèrera à ce niveau, le président élu ne désire pas effectuer une régularisation massive des sans-papiers. La politique actuelle restera donc en vigueur.
Expulsion des sans-papiers
François Hollande s'est engagé à supprimer le placement en rétention des enfants, pour lequel la France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l'Homme mais tous les autres étrangers adultes en situation irrégulière seront reconduit dans leur pays dans des délais plus courts.
Par ailleurs, en matière d'intégration, François Hollande agirait sans tarder pour la lutte contre les délits de faciès et pour l’abrogation de la circulaire Claude Guéant qui vise les étudiants étrangers.
Autant de mesures qui vont dans le bon sens mais qui leur sont cependant insuffisantes.

jeudi 10 mai 2012

Si vous voulez comprendre pourquoi notre Afrique est condamné

Avis d'un journaliste sur l'avenir de L'afrique. Qu'en pensez-vous? 

Tres profond, a mediter! Il arrive dans la vie qu'une conversation banale nous secoue pendant des heures voire des jours. J'attendais tranquillement un ami au terminus d'autobus de Montréal quand un monsieur d'un certain âge a pris place à mes côtés avant d'engager l'une des conversations les plus enrichissantes de ma vie. Professeur d'études stratégiques dans un institut international, l'homme connaît le continent africain comme le fond de sa poche. Son analyse, son point de vue sur notre avenir, donne froid dans le dos. Et s'il vous plaît, ne sortez pas la rancune du «colon nostalgique ». Lisez avec la tête et la raison ce qu'il dit. Je vous rapporte fidèlement ses constats : « Cela fait maintenant plus de 25 ans que j'enseigne la stratégie. Dans ma carrière, j'ai eu affaire à des dizaines d'officiers et de hauts fonctionnaires africains. Je suis malheureusement obligé de vous dire ceci : du point de vue des études stratégiques, de l'analyse et de l'anticipation, je leur donne un gros zéro pointé. Nos stagiaires africains sont très instruits, ils ont de belles tenues militaires ou manient le français de manière remarquable, mais, dans les cours, ils ne nous apportent rien. Tout simplement, parce qu'à ma connaissance, dans toute l'Afrique francophone, il n'y a pas un seul centre d'études stratégiques et internationales avec des vrais professionnels à leur tête. Je vais vous expliquer pourquoi je n'ai aucun espoir pour ce continent. Au moment où je parle, le monde fait face à trois enjeux principaux : l'énergie, la défense stratégique et la mondialisation. Donnez-moi un seul cas où l'Afrique apporte quelque chose. Rien. Zéro. Commençons par l'énergie et précisément le pétrole. Tous les experts mondialement reconnus sont unanimes à reconnaître que d'ici 15 à 20 ans, cette ressource sera rare et excessivement chère. En 2020, le prix du baril tournera autour de 120 dollars. C'est conscients de cette réalité que des pays comme les USA, la France, la Chine, le Royaume Uni, etc. ont mis sur pied des task force chargés d'étudier et de proposer des solutions qui permettront à ces nations de faire main basse sur les ressources mondiales, de s'assurer que quoi qu'il advienne, leur approvisionnement sera assuré. Or, que constate-t-on en Afrique ? Les dirigeants de ce continent ne sont même pas conscients du danger qui les guette : se retrouver tout simplement privé de pétrole, ce qui signifie ni plus ni moins qu'un retour à la préhistoire ! Dans un pays comme le Gabon qui verra ses puits de pétrole tarir dans un maximum de 10 ans, aucune mesure de sauvegarde, aucune mesure alternative n'est prise par les autorités. Au contraire, ils prient pour que l'on retrouve d'autres gisements. Pour l'Afrique, le pétrole ne comporte aucun enjeu stratégique : il suffit juste de pomper et de vendre. Les sommes récoltées prennent deux directions : les poches des dirigeants et les coffres des marchands d'arme. C'est pathétique. Ensuite, la défense stratégique. L'état de déliquescence des armées africaines est si avancé que n'importe quel mouvement armé disposant de quelques pick-up et de Kalachnikov est capable de les mettre en déroute. Je pense qu'il s'agit plus d'armées de répression intérieure que de guerre ou de défense intelligente. Pourquoi ? Parce que, comparées aux armées des nations développées, de la Chine, de l'Inde ou du Pakistan, les forces africaines rappellent plus le Moyen âge que le 21e siècle. Prenez par exemple le cas de la défense anti-aérienne. Il n'y a quasiment aucun pays qui possède un système de défense équipé de missiles anti-aériens modernes. Ils ont encore recours aux canons antiaériens.. Les cartes dont disposent certains états-majors datent de la colonisation ! Et aucun pays n'a accès à des satellites capables de le renseigner sur les mouvements de personnes ou d'aéronefs suspects dans son espace aérien sans l'aide de forces étrangères. Quelle est la conséquence de cette inertie ? Aujourd'hui, des pays comme les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni peuvent détruire, en une journée, toutes les structures d'une armée africaine sans envoyer un seul soldat au sol...... Rien qu'en se servant des satellites, des missiles de croisière et des bombardiers stratégiques. A mon avis et je crois que je rêve, si les pays africains se mettaient ensemble, et que chacun accepte de donner seulement 10 % de son budget militaire à un centre continental de recherche et d'application sur les systèmes de défense, le continent peut faire un pas de géant. Il y a en Russie, en Ukraine, en Chine, en Inde, des centaines de scientifiques de très haut niveau qui accepteraient de travailler pour 3000 dollars US par mois afin de vous livrer des armes sophistiquées fabriquées sur le continent et servant à votre défense. Ne croyez pas que je rigole. Il ne faut jamais être naïf. Si la survie de l'Occident passe par une recolonisation de l'Afrique et la mainmise sur ses ressources naturelles vitales, cela se fera sans état d'âme. Ne croyez pas trop au droit international et aux principes de paix, ce sont toujours les faibles qui s'accrochent à ces chimères. Je pense qu'il est temps de transformer vos officiers (dont 90 % sont des fils à papa pistonnés qui ne feront jamais la guerre et je sais de quoi je parle) en scientifiques capables de faire de la recherche et du développement. Mais, je suis sceptique. Je crois que ce continent restera enfoncé dans le sommeil jusqu'au jour où le ciel lui tombera sur la tête. Enfin, la mondialisation. Malheureusement, comme dans tous les autres sujets qui ont fait leur temps, les stagiaires africains que nous recevons sont d'excellents perroquets qui répètent mécaniquement les arguments qu'ils entendent en Occident. A savoir, il faut la rendre humaine, aider les pays pauvres à y faire face. Vous savez, dans mes fonctions, il y a des réalités que je ne peux dire, mais je vais vous les dire. La mondialisation est juste la forme moderne de perpétuation de l'inégalité économique. Pour être clair, je vous dirai que ce concept a un but : garder les pays pauvres comme sources d'approvisionnement en biens et ressources qui permettraient aux pays riches de conserver leur niveau de vie. Autrement dit, le travail dur, pénible, à faible valeur ajoutée et impraticable en Occident sera fait dans le Tiers-monde. Ainsi, les appareils électroniques qui coûtaient 300 dollars US en 1980 reviennent toujours au même prix en 2006. Et puisque l'Afrique n'a toujours pas un plan cohérent de développement économique et d'indépendance, elle continuera à être un réservoir de consommation où seront déversés tous les produits fabriqués dans le monde. Pour moi, l'indépendance signifie d'abord un certain degré d'autonomie. Mais, quand je vois que des pays comme le Sénégal, le Mali, le Niger, le Tchad ou la Centrafrique importent quasiment 45 % de leur propre nourriture de l'étranger, vous comprendrez qu'un simple embargo militaire sur les livraisons de biens et services suffirait à les anéantir. Pour terminer, je vais vous raconter une anecdote. Je parlais avec un colonel sénégalais venu en stage chez nous il y a quelques mois. Nous regardions à la télévision les images de millions de Libanais qui défilaient dans les rues pour réclamer le retrait des soldats syriens de leur pays. Je lui ai demandé ce qu'il en pensait. Il m'a répondu : « Les Libanais veulent retrouver leur indépendance et la présence syrienne les étouffe ». C'est la réponse typique de la naïveté emprunte d'angélisme. Je lui ai expliqué que ces manifestations ne sont ni spontanées ni l'expression d'un ras-le-bol. Elles sont savamment planifiées parce qu'elles ont un but. Israël piaffe d'impatience d'en découdre avec le Hezbollah et puisque Tel-Aviv ne peut faire la guerre en même temps aux Palestiniens, au Hezbollah et à la Syrie, son souhait est que Damas se retire. Une fois le Liban à découvert, Israël aura carte blanche pour l'envahir et y faire ce qu'elle veut. J'ai appelé cet officier sénégalais il y a deux jours pour lui rappeler notre conservation. Malheureusement, il était passé à autre chose. Son stage ne lui a servi à rien. J'espère vraiment qu'un jour, les Africains auront conscience de la force de l'union, de l'analyse et de l'anticipation. L'Histoire nous démontre que la coexistence entre peuples a toujours été et sera toujours un rapport de force. Le jour où vous aurez votre arme nucléaire comme la Chine et l'Inde, vous pourrez vous consacrer tranquillement à votre développement. Mais tant que vous aurez le genre de dirigeants que je rencontre souvent, vous ne comprendrez jamais que le respect s'arrache par l'intelligence et la force. Je ne suis pas optimiste. Car, si demain l'Union africaine ou la CEDEAO décide de créer un Institut africain d'études stratégiques crédible et fiable, les personnes qui seront choisies se précipiteront en Occident pour apprendre notre manière de voir le monde et ses enjeux. Or, l'enjeu est autre, il s'agit de développer leur manière de voir le monde, une manière africaine tenant compte des intérêts de l'Afrique. Alors, les fonctionnaires qui seront là, à statut diplomatique, surpayés, inefficaces et incapables de réfléchir sans l'apport des experts occidentaux se contenteront de faire du copier-coller, ce sera un autre parmi les multiples gâchis du continent. Avant que vos ministères des Affaires étrangères ne fassent des analyses sur la marche du monde, ils feraient mieux d'en faire d'abord pour votre propre « intérêt ». O.S. (journaliste, Montréal) 27 juillet 2006 SVP : Veuillez transmettre ce message aux amis et connaissances africains et à tous ceux qui se soucient du réveil de l'Afrique.